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dimanche 31 janvier 2016




Le vieux qui lisait des romans d'amour, Luis Sepulveda,
Métailié, 1992

Antonio José Bolivar, vieillard aguerri et rusé, a vécu de longues années en plein coeur de la forêt amazonienne. Au contact du sage peuple des Shuars, dont il est presque devenu un des leurs, il apprend à survivre dans cette nature grandiose et hostile, qu'il respecte et dont il comprend l'équilibre.

Mais le vieillard est aussi animé par une passion pour le moins curieuse et inattendue, celle de lire des romans d'amour...

Alors que plusieurs corps sont retrouvés égorgés, lacérés et déchiquetés, le maire, au portrait vitriolé que tout le monde surnomme la "Limace", à cause de sa transpiration intempestive, cherche à accuser les autochtones, Antonio José Bolivar, comprend aussitôt qu'il s'agit là de la vengeance d'un animal acculé par des chasseurs...

Ecrit dans une langue très imagée, ce petit recueil regorge de passages d'anthologie particulièrement drôles. Des personnages hauts en couleur, un récit qui nous transporte du rire aux larmes, du début à la fin,

Ce texte est aussi une dénonciation de l'ignorance et de l'inconscience humaine face aux massacres d'animaux et à la destruction impitoyable de la forêt.

Un (trop) petit roman à se mettre sous la dent et à déguster sans modération. (Stéphanie, Médiathèque de Thann)

Ce livre est un coup de coeur partagé lors de notre apéro-lecture sur la littérature sud-américaine.

jeudi 14 janvier 2016


A découvrir lors de notre prochain apéro-lecture sur la littérature sud-américaine
samedi 30 janvier 2016 à 11h :



Ramon Diaz-Eterovic, La couleur de la peau,
Métaillé, 2008

Un roman noir qui revient sur la période la plus noire du Chili, avec un détective Heredia, qui cherche à retrouver le "camarade Traverso" disparu du jour au lendemain, parmi des morts à foison dont le point convergent est une photo d'étudiants prises vingt années plus tôt. Sur cette photo des cercles rouges apparaissent sur les visages d'hommes que l'on retrouve assassinés.
Heredia, qui faisait partie de cette bande, plonge dans cette histoire sordide et ouvre la boîte des souvenirs. Il revient sur sa vie et celle de ses camarades, leurs idéaux remisés au placard de l'enrichissement individuel sur fond de trafics de toutes sortes.
il côtoie parmi ses anciennes connaissances, des personnes désabusées, dépassées par cette société qu'ils n'ont pas choisie. Que sont-ils devenus ces jeunes héros de l'avant-garde gauchiste qui pensaient à un autre monde ? Que reste-t-il de ces rêves de poètes quand on ne regardait qu'avec le coeur ? Heredia avance dans son enquête à pas feutrés, entre des soirées bien arrosées, des discussions sans fin, des rencontres féminines dans la ville de Santiago du Chili, qu'il connaît comme sa poche.
Heureusement son chat Simenon, son gros chat blanc, fidèle compagnon depuis des années, est d'un soutien sans faille. Et en plus, quand tout va mal, il se met à converser aimablement...
J'ai bien aimé dans ce roman cette particularité, celle du chat qui parle, le seul être vivant un peu sensé qui remet les hommes à leur vraie place. (Martine, La Part des Anges)

mardi 8 décembre 2015

Notre prochain apéritif-lecture :



Zoom sur la littérature sud-américaine !
Samedi 30 janvier 2016 à 11h

Embarquez pour un nouveau voyage avec la Part des Anges, à la découverte d’une littérature aux multiples visages : Argentine, Mexique, Pérou, Chili,… Chaque pays a vu naître ses propres auteurs.

Gabriel Garcia Marquez, Luis Sepulveda, Mario Vargas Llosa, Jorge Luis Borges, autant d’auteurs aux œuvres emblématiques, mondialement connues et plébiscitées par tous les lecteurs.

L’occasion aussi de découvrir des auteurs contemporains qui méritent le détour…

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Zulma ou encore découvrez ce panorama des auteurs incontournables.